Il y a 4 ans, nous avons décidé d’adopter un Shiba Inu. Cette adorable boule de poils roux est originaire du Japon. “Shiba” fait référence à quelque chose de petit, de roux, comme la couleur des feuilles et des sous-bois en automne et “inu” signifie chien. Bref en japonais, un “shiba inu” est un “petit chien des sous-bois“.
Un Shiba Inu, ça se mérite. Nous avons contacté des éleveurs via internet, mais ces petits chiens sont rares, en Suisse comme ailleurs. Peu d’éleveurs, peu de chiennes et peu de portées, qui plus est, petites (4-5 chiots au plus). Nous les avons contactés, les uns après les autres, mais pas de chiot disponible, ni de portée prévue, ni même de terme pour une éventuelle prochaine chaleur d’une future maman. Il allait falloir s’armer de patience, mais au moins ces chiens ne subissent pas d’élevage intensif!
Il n’y avait pas beaucoup d’information en français disponible sur le net à cette époqie, mais ça s’est amélioré depuis. Voici un blog racontant la vie et l’éducation d’un Shiba Inu : http://shibainu.blogspirit.com/
Les chiennes Shiba peuvent rester sans chaleurs assez longtemps, et même s’il y a rencontre avec un heureux élu, le résultat n’est pas garanti. Les listes d’attentes étaient déja très longues… Après huit mois et deux portées chez deux éleveurs différents, où il ne manquait qu’un chiot de plus, nous avons commencé à ne plus y croire…
C’est alors qu’on nous a indiqué une éleveuse près du lac de Constance, Madame Elisabeth Epting. Dès le premier contact, nous avons sympatisé et elle nous a confirmé que sa chienne Ina, était portante. Le papa, Katsu, était un “export” du Japon et vivait près d’Amsterdam. Il venait d’être sacré champion du monde. Ce serait la deuxième portée d’Ina, la première fois il y avait eu cinq chiots. Chez les chiens, la gestation dure 64 jours, la mise-bas était prévue début juin 2003. Nous étions les premiers sur sa liste et nous aurions donc le choix. Si tout se passait bien, elle nous contacterait dès que ce serait fait. Enfin! nous aurions peut-être un shiba à nous… après presqu’un an d’attente.
Elle a appelé le 12 juin. Les chiots étaient nés la veille, ils étaient 4, tous des mâles en bonne santé : Bushi, Balto, Benkeï et Banzaï. Tout s’était bien passé, la mère et se petits se portaient bien. Nous avons dû patienter 4 semaines avant d’être autorisés à rendre visite à la portée. Mais nous avons été immédiatement séduits par les 4 boules de peluche qui tenaient tout juste sur leurs petites pattes. Après ce premier émerveillement, nous nous sommes regardés : lequel choisir? et surtout, comment choisir? C’est là que les chiots nous ont aidés. Au fur et à mesure de nos visites, ils semblaient nous reconnaître et se précipitaient vers nous dès notre arrivée pour nous faire la fête. L’un d’entre eux, surtout, Bushi, semblait particulièrement attiré par Joseph, mon mari. Dès qu’il s’asseyait, il se couchait sur ses pieds pour jouer avec ses lacets de chaussures et puis il s’endormait.
Nous y sommes retournés quatre fois, en tout, la dernière fois, nous avons amené Bushi avec nous. Il avait douze semaines. Depuis, il ne nous quitte plus.
Quant à son nom, le Bushi est un samurai libre, un samurai étant au service d’un seigneur ou d’un noble.
Sayonara,




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Steph // October 18, 2006 at 6:26 am
Joli article! Suggestion: mettez le lien vers le blog à la fin de l’article dans le texte de la phrase, en tournant votre phrase différemment. Par exemple: “J’ai trouvé un blog racontant…”